Mercredi 2 juin 2010
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14:57
J'avais fait un magnifique article, détaillé toussa toussa... J'vous racontais ma vie en long, en large, en travers, toussa toussa... Et, je crois que c'est un signe du destin, il y a eu une
coupure et seules les quatres premières lignes ont été récupérées par le brouillon. Alors, Zut.
Version rapide : année scolaire finie - pas la gloire - déménagement (viendez !) - stage au mois de juillet dans un service de comm' - féminisme à venir - Londres - impossible d'y vivre - métro
"playmobil' - caméras - politique sécuritaire insupportable - image - merci...
1984 avec des couleurs.
"Et y'a des gens qui sont payés pour réfléchir à une affiche bleue." "Oui, et le pire c'est qu'ils le sont et le font bien."
Oui, parce qu'au-delà de la foule de presque-points Godwin qui me vient à l'esprit, il faut bien constater qu'elles sont efficaces ces salopries de pub. C'est une grande campagne de la Mairie de
Londres et on trouve des équivalents dans les bus et sur des panneaux d'affichage. Simplicité, couleurs, messages clairs. Je dirai même qu'ils sont horriblement trop clairs, ça m'a fait l'effet
d'une vraie propagande, la référence à 1984 n'est pas exagérée. En tous cas, ça n'est pas fait pour être subtil, ça ne l'est pas, mais on s'en souvient.
Par ailleurs, ça met en confiance. Déjà qu'on a facilement 'impression d'être observé... (Comment ça c'est normal quand on passe 5 minutes à se casser bruyamment la figure dans le bus ?
Nonmaisho, je ne vous permets pas.)
Ajoutez à ces pubs une dizaine de caméras qui vous filme en permanence, du moins dans les grosses stations de métros, et vous arrivez à quelque chose d'assez oppressant. Je me suis arrêtée au
beau milieu de la gare St-Pancras pour prendre en photos le nombre de caméras qui m'avaient dans leur ligne de mire. J'ai été effarée. L'avantage c'est qu'après avoir fait un truc pareil, avec un
peu de chance, la question d'aller vivre à Londres ne se posera pas si je suis blacklistée.